Bulletin de juillet 2025
Au programme : idées brillantes, gros changements de plateforme, et marathon Sherlock Holmes
Je teste un bulletin perso pas trop chiant. Comme une lettre qui informe de mes tribulations mensuelles. Certains de ces passages ont été postés sur Notes, pas tous. C’est très random, tu vas voir.
Mardi 1er juillet - réflexions laitières
Au rayon des œufs, j’ai hésité entre du lait végétal et du lait-lait.
J’ai comparé les calories. Je me suis dit que ça ne changeait pas grand-chose pour mon smoothie à la banane. Et puis je me suis rappelée que je vis en France, que je digère bien le lait, et qu’ici on a du vrai lait. Pas du lait d’hormones.
Ça m’a aussi fait réfléchir à ce que je considère comme ‘digne d’être partagé’.
Est-ce qu’il faut que ce soit grand, sérieux, théorique ? Est-ce qu’une mini-révélation à la con sur du lait, c’est pas aussi de la vie vécue ?
Je me suis foutue de ma propre gueule. Ça m’a fait du bien.
On devient un peu fou quand on écrit sur internet.
Vendredi 4 juillet - processus créatif
17h45 — crise existentielle complète.
Conviction profonde que je n’arriverai à rien. Aucun texte ne sortira. Je suis nulle. Je devrais changer de métier, ou peut-être juste dormir jusqu’à la mort.
18h03 — deux textes écrits.
Un plan structuré, une voix claire, une idée forte. Je suis peut-être un génie. À confirmer, mais quand même, y’a des indices.
LOL.
Lundi 14 juillet 2025 - idée brillante
Idée : ‘et si j’écrivais un vrai blog perso ?’. Oublié que j’avais déjà démarré cette liste.
C’est quand même fou ce qu’on oublie… Mais c’est quand même aussi fou comment les idées importantes reviennent comme si on venait de les avoir.
Mardi 15 juillet 2025 - lecture de Good Work de Paul Millerd
20h30 : comme à mon habitude, à plat ventre sur mon lit, je démarre le second livre de Millerd. J’avais bon espoir d’y trouver des éléments de réponse à ma grande question du moment : qu’est-ce qui fait qu’une création est bonne ?
Je ne suis pas une fan totale de Millerd, même si on se retrouve sur le fond de la philosophie.
Mais ce soir, un bout de chapitre me frappe. Il s’agit d’une discussion avec sa femme, Angie. Et les larmes me montent presque aux yeux en lisant sa recherche frustrante de ‘bon travail’. Ses doutes de compétences, son abandon de plusieurs projets qui commençaient à fonctionner… Son affirmation qu’elle ne peut pas parce qu'elle ‘n’as pas les followers ou que ça ne fait pas (assez) d’argent’.
Je m’y reconnais.
Je me dis que moi, je n’ai même pas l’avantage d’un Paul qui croit en moi. Pas l’avantage d’un diplôme de grande université américaine, d’une histoire intéressante… Et je me ravise, encore des excuses, il me semble.
Ça m'a touché. Ceci dit, je ne suis toujours pas plus proche d’une réponse utile à ma question. Juste plus de détermination dans mes choix de vie.
Notes de lecture complète ici :
Jeudi 17 juillet 2025 - Jeremy Brett
Mon marathon Sherlockien continue, je suis en plein dans la série de 1984, et ce qui me touche particulièrement, ce sont les transformations physiques de Jeremy Brett.
Les deux premières saisons : un Holmes haut en couleur, dynamique. Puis les saisons suivante très dark : Holmes est ‘malade’ à plusieurs reprises, et on voit bien sur son visage les marques de quelque chose de sombre.
On sent que Brett aussi a traversé quelque chose à ce moment-là (pas juste quelques rides de plus quoi).
Vendredi 18 juillet 2025 - 33 ans
J’aime bien ce nouveau chiffre. Ça commence à faire sérieux.
Sur YouTube, sous une vidéo d’un créateur que j’aime bien, se trouve un commentaire pas cool.
On est pile dans une de mes réflexions sur le rôle d’un créateur ‘technique’.
J’ai fait du tutoriel technique pendant des années, une grosse partie de mon CA vient encore aujourd’hui de mes services techniques (mise en place de sites Podia pour tout te dire). Et jusqu’au début de cette année, ce que je publiais était très ‘technique pure’ : des tutoriels, nouvelles fonctionnalités, comment faire ceci sur tel outil, blabla…
C’était chouette.
Je partais de l’idée (pas mauvaise) que la maîtrise des outils simplifie grandement la création, et accessoirement, aide à travailler plus efficacement, ce qui, théoriquement, nous donne plus de temps à passer sur ce qui nous anime vraiment.
Mais, ma propre pratique et mes expériences client/audience, m’ont mise devant une autre réalité :
Je parlais plus d’outils et passais plus de temps à maîtriser les nouveautés qu’à utiliser pour créer
J’étais enfermée dans les outils - ils étaient devenus la finalité de mes réflexions
Mon business était devenu lui aussi dépendant de ces outils. Financièrement déjà (un changement d’un programme d’affiliation m’a fait perdre 10% de mes revenus), mais aussi idéologiquement (on n’est pas à l'abri d’un outil qui disparaît, et on peut se retrouver bien bête de l’avoir recommandé pendant des années. Niveau responsabilité, j’étais pas à l’aise.)
ET SURTOUT : c’est là qu’on revient au commentaire, l’impression de devenir une commodité pour tout un pan de personnes, qui, au final, n’utilisent pas l'outil avec le recul nécessaire pour en tirer un quelconque bénéfice.
Bref, c’est la réflexion qui a fait pivoter mon business principal, de ‘tutoriels techniques productives’, à ‘réflexions plus larges sur la création et le business en ligne’. Maintenant, je pars du principe qu’une personne qui a vraiment quelque chose à dire, n’a pas besoin qu’on lui biberonne la technique. Elle trouvera toujours.
Même si ça reste chouette, et pas inutile de parler de prise de notes ou de second cerveau.
Jeudi 22 juillet 2025 - en réflexion
J’ai besoin de changer les choses. J’ai besoin de fluidifier mes écrits, de leur trouver une place où ils peuvent vraiment vivre. Et de le faire d’une manière moins… structurée.
Lundi 28 juillet 2025 - gros changements
J’ai tout viré sur Substack. J’en avais trop envie.
Trop envie de ne plus passer des heures à publier sur 3 plateformes différentes, de me donner des calendriers éditoriaux de fou à tenir, de ne pas écouter mes plus petites idées parce que je ne pouvais pas les transformer en quelque chose d’utile.
Donc : j’ai lancé Papiers.
Une nouvelle publication - la grande sœur des Petits Papiers - où je vais pouvoir :
combiner mon ancienne newsletter pro avec Substack
envoyer des emails courts, que je peux référencer
avoir une partie payante, sans stress de publication
et un ‘blog’ social, qui ne demande pas de travail SEO
Plus de liberté créative, en fait.
Je le sens bien.
Mardi 29 juillet - ouf
C’était la première fois qu’un client me ghostait complètement au moment de payer le restant d’une mission. Situation vraiment pas chouette, où tu tournes en rond sur :
Est-ce qu’elle reçoit bien mes emails ?
Est-ce qu’il ne lui est pas arrivé quelque chose ?
Est-ce qu’elle n’ose simplement pas dire qu’elle ne peut pas se permettre ça ce mois-ci ?
Est-ce que j’ai fait un travail de merde ?
Je me suis demandé plusieures fois si c’était nécessaire, si je ne pouvais pas juste ‘oublier’. Et puis non. On se laisse trop facilement avoir par des gens trop peu scrupuleux. C’est bien sûr une question de principe : tu fais appel à quelqu’un avec qui tu te mets d’accord sur un prix, ce quelqu’un te livre, tu payes. Sinon, à quoi ça sert tout ça ?
S’il y a un souci, c’est au client de le communiquer. Je ne suis pas Madame Irma.
Bref. 4 emails de relance, et un jour avant que je ne me décide d’envoyer ce dossier en recouvrement… Voilà t’y pas qu’il me vient un virement !
Toujours pas de nouvelles de la cliente hein. Pas un mot d’excuse, d’explication, ni même un message incendiaire. Mais au moins, je suis payée, et je peux considérer cette mission comme terminée. Enfin.
C’est fou à quel point les projets ‘en cours’ (même quand on n'a rien d’autre à faire qu’attendre) prennent de l’espace.
Bienvenue dans Les Petits Papiers, mon espace le plus personnel sur internet.
Ici, je publie des morceaux d’idées, des réflexions qui me traversent, des bouts de projets créatifs, des essais et des notes de lecture. C’est un endroit où je peux écrire sans contrainte, partager des pensées qui n’ont pas forcément leur place ailleurs.
Si ça te parle, installe-toi, lis, réponds si tu en as envie. C’est un espace pour ceux qui aiment creuser les idées, observer les processus créatifs, et peut-être se reconnaître un peu dans mes propres interrogations.






